Home » Télérevue » CinéCritique » A Man and his Dog

A Man and his Dog

JOHN WICK – Plutôt que de perdre son temps avec l’interminable saga des «Hunger Games», pourquoi ne pas se taper un film d’action „vieille école“ qui ferait rougir de honte Charles Bronson et Harry Callahan.

Disons le tout de suite – si vous n’aimez pas la violence au cinéma, si une série de télévision comme «24» avec ses assassinats à la pelle vous donne le mal de mer, vous feriez mieux de passer votre chemin et de vous rabattre sur le très gentil «Love, Rosie». Car l’orgie vengeresse que déclenche un Keanu Reeves complètement sorti de ses gonds dans «John Wick» ferait passer pratiquement tous les films interprétés par Liam Neeson ces dernières années pour des productions de Walt Disney. Au bout d’une heure, ce critique a arrêté de compter les macchabées qui tombent comme des mouches une fois que le tueur fou qu’est John Wick sort de sa retraite anticipée pour un «killing spree» comme le cinéma américain (même celui de Tarantino) n’en a plus osé depuis belle lurette.

John Wick (Keanu Reeves) est un implacable tueur qui fut longtemps aux services de la mafia russe. Il a quitté le milieu criminel après avoir rencontré sa femme (Bridget Moynahan). Ils ont vécu une vie heureuse jusqu’à ce que la jeune femme décède des suites d’une grave maladie. Au lendemain des funérailles, une petite frappe (Alfie Allen) pénètre dans sa maison, vole sa voiture et tue sauvagement le petit chien dont sa femme lui avait fait cadeau avant de mourir. Fou furieux, Wick décide alors de sortir de sa retraite et de se lancer aux trousses du coupable et de ses complices. Mais la crapule en question s’avère être le fils de Viggo Tarasov (Michael Nyqvist), chef du plus puissant réseau criminel de la mafia russe à New York, celui même pour qui Wick «exécuta» toute une série de contrats avant de se retirer du milieu…

Des cadavres à la pelle

Même si une personne normale et censée ne peut nullement être d’accord avec les méthodes expéditives utilisées par à peu près tout le monde dans cette tuerie de 100 minutes, il faut avouer que «John Wick» est un film sacrément efficace. Mis en scène par Chad Stahelski, ancien cascadeur (notamment sur la série des «Matrix»), ce truc totalement malsain qui part sur les chapeaux de roue sans jamais prendre le temps de respirer, ferait même peur aux machines à tuer que furent Charles Bronson, Dirty Harry Callahan, John Rambo, Chuck Norris, Steven Seagal et autres Jack Bauer. La façon dont John Wick se débarrasse de ses dizaines voire centaines d’adversaires est hallucinante, c’est un véritable ballet de la mort dont la musique d’accompagnement serait interprétée par autant de révolvers, pistolets, mitraillettes, mitrailleuses et autres instruments de torture.

Dans un scénario concocté par un hurluberlu délirant (Derek Kolstad) qui dit avoir aimé depuis son plus jeune âge tous ces films mettant en scène des justiciers trouvant leur rédemption dans la violence aveugle et les meurtres «justifiés», toute logique part en fumée au bout de quelques minutes de projection. Une fois le chien sauvagement tué avec une batte de baseball et la Ford Mustang hyper speedée volée, la machine à assassiner nommée John Wick se met en mouvement et personne ne pourra l’arrêter avant que la dernière goutte de sang de son dernier adversaire n’ait été versée. Ce critique (qui n’a jamais tué ni blessé personne de sa vie) a presque honte d’avouer qu’il a pris son pied avec un film démesuré, inavouable et complètement à côté de la plaque.

JOHN WICK ★★★★★
Réalisé par Chad Stahelski / avec Keanu Reeves, Michael Nyqvist, Willem Dafoe, Bridget Moynahan, Lance Reddick / USA 2013/14 / 101 minutes / Utopolis / interdit aux moins de 16 ans!

Teilen ...Email this to someoneShare on Google+Print this pageTweet about this on TwitterShare on Facebook
Author: Philippe Reuter

Login

Lost your password?