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Promising LuxFilmFest

Encore plus de séances en journées, davantage d’exclusivités et d’invités et une nouvelle compétition VR… le LuxFilmFest ne cesse d’évoluer. Et de révolutionner.

Un dossier de presse de plus de 100 pages. Un comité de sélection partiellement rajeuni. Un pavillion VR qui prendra ses quartiers à Neimënster et où le public pourra découvrir une sélection d’installations et de contenus immersifs qui comptent parmi les plus primés et les plus audacieux du moment. Un jury international qui sera présidé par la réalisatrice franco-iranienne Marjane Satrapi. Une masterclass avec le cinéaste de renom Costa-Gavras dont le dernier film «Adults in the room» sera repris. Un programme festif d’exception. Le lancement d’Industry Days… Mieux vaut prévoir quelques jours de congé (et si besoin prévenir vos baby-sitters), car cette dixième édition du LuxFilmFest promet.

Au centre du festival, il y aura bien sûr les films. Ceux de la compétition officielle qui – selon Alexis Juncosa, directeur artistique – concilie une fois de plus drame et comédie dans un équilibre esthétique et narratif presque parfait. S’y ajoutent les documentaires. Ces instants de vie et fragments d’Histoire qui se penchent sur les (mé)faits de notre époque. Et vu que sur le plan international, le cinéma luxembourgeois montre enfin ses muscles, la sélection Made in/with Luxembourg sera particulièrement à l’honneur cette année – avec plus de 12 œuvres et la grande soirée traditionelle des courts-métrages.

Parmi les films clés, il faut citer «Promising Young Woman» (photo) de l’Américain Emerald Fennell qui arrivera directement de sa récente World Premiere à Sundance où il reçut le statut de «film le plus attendu de ce début d’année». Ce véritable manifeste féministe, dans lequel Carey Mulligan incarne une chasseuse de prédateurs sexuels, marquera l’ouverture du LuxFilmFest tandis que la soirée de remise des prix sera l’occasion de découvrir «Yalda, la nuit du pardon» de Massoud Bakhshi. Ce film coproduit avec le grand-duché (Amour fou) raconte l’histoire d’une femme iranienne condamnée à mort qui doit obtenir le pardon de ses accusateurs via une émission de télé-réalité. Autre événement en clôture: «True History of the Kelly Gang» de Justin Kurzel. Une adaptation punk de la vie de Ned Kelly, l’un des hors-la-loi les plus célèbres d’Australie. George MacKay y joue (apparemment) à perfection cette légende qui avait pour habitude de faire ses coups en robe ou en armure.

Pour ceux qui n’ont peur de rien, le LuxFilmFest proposera le film d’horreur «Winkles The Clown» de Michael Beach qui y revient sur cette épidémie de clowns tueurs qui gagnait les médias du monde entier il y a quelqes années. Outre la projection en salle, une séance (organisée en collaboration avec le Luxembourg City Tourist Office) aura lieu dans un lieu secret. Quant à ceux qui préfèrent les valeurs sûres, l’un des sponsors du festival proposera en tant que carte blanche «La bonne épouse de Martin Provost». Avec Juliette Binoche, Noémie Lvovsky et Edouard Baer dans les rôles principaux. Et même les nostalgiques trouveront leur compte en 2020: À l’occasion de l’édition anniversaire, l’exposition «Carte d’identité(s)», installée depuis le 16 février et jusqu’au 22 mars sur le Knuedler, réunit les meilleurs moments des neuf dernières éditions.

Pour terminer ce très bref tour d’horizon, un dernier bonbon: Le LuxFilmfest est fier d’accueillir «Fraen am Bild/Woman in Motion», une association qui œuvre pour renforcer la présence des femmes autour, devant et derrière la caméra ainsi que de promouvoir l’inclusivité du secteur au Luxembourg. Dans ce cadre, la première partie des résultats de l’étude sur la place des femmes dans l’audiovisuel au Luxembourg sera dévoilée lors d’un after-work au quartier général du festival, le Casino Luxembourg – forum d’art contemporain.

Du 5 au 15 mars, www.Luxfilmfest.Lu

Gabrielle Seil

Journalistin

Ressort: Kultur

Author: Philippe Reuter

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