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Tous à bicyclette

Faire du vélo, c’est un moyen écologique et peu coûteux pour se faire du bien. Et ça tombe bien, grâce au «Bike-Sharing», un concept de vélos en libre-service, vous n’aurez plus d’excuse pour éviter de vous remettre en selle. Un système de location de vélos disponible 7 jours/7 et 24 heures/24, qui séduit de plus en plus d’adeptes à travers le pays.

Texte: Jérôme Beck (jerome.beck@revue.lu) / Photos: Jean-Claude Ernst (Editpress)

Les bienfaits du cyclisme ne sont plus à prouver. Une demi-heure, une à deux fois par semaine, suffit pour faire travailler ses muscles et renforcer son endurance cardio-vasculaire. Selon une étude TNS-ILRES, rien qu’en 2014, 60% des luxembourgeois ont utilisé leur vélo pour se déplacer. On comptait à l’époque 465.029 bicyclettes à travers tout le pays. L’année dernière, les treize points de comptage de la capitale ont recensé 1.013.372 passages de vélos. Des chiffres non négligeables et en nette progression. Expliquent-ils pour autant le succès indéniable que rencontrent, depuis quelques années, les vélos en libre-service dans des villes comme par exemple Luxembourg, Esch-sur-Alzette, Bertrange ou encore Ettelbruck? Impossible de le savoir. Pas cher, pratique et facile d’accès, le concept séduit en tout cas les citadins.

«Aujourd’hui 7.400 abonnés utilisent régulièrement le vel’oh! dans la capitale. Il y a 10 ans, on voyait peu de personnes à bicyclette en ville, contrairement à aujourd’hui. Le vel’oh! fait désormais partie de la vie quotidienne des gens. Il a permis de réintroduire la bicyclette dans l’espace urbain» explique Sam Tanson, échevine en charge de la Mobilité et de la Circulation à Luxembourg-Ville.

«Les stations sont réparties tous les 300 à 400 mètres environ.» Sam Tanson

Pendant les mois de printemps et d’été on compte quelque 610 locations par jour. Il faut dire qu’avec ses 75 stations et ses 683 vélos, la capitale luxembourgeoise ne risque pas de se retrouver en pénurie de bicyclettes.

«Les stations sont réparties tous les 300 à 400 mètres environ» précise Sam Tanson. «Pour que le système fonctionne elles doivent être proches les unes des autres. De nombreuses études ont d’ailleurs démontré que si les stations sont trop éloignées les unes des autres ou si il y a un nombre trop réduit de stations, ce service ne peut pas fonctionner. Les gens utilisent le vel’oh! pour faire de courtes distances.»

Les vélos en libre-service ont la cote en milieu urbain et ce à travers le monde entier. Il faut dire que le concept a de quoi séduire. Plus besoin d’un vélo personnel. Plus de soucis de vol et de maintenance, ni de problèmes de stationnement. Il suffit de prendre un deux-roues dans une station et de le déposer dans une autre. Facile! En théorie en tout cas.

«J’ai eu du mal avec les instructions sur l’écran de la borne qui permet de prendre un abonnement. J’ai dû m’y reprendre à plusieurs fois. J’ai mis quelques minutes avant de comprendre le fonctionnement.» me confie l’ex-champion cycliste Benoît Joachim, qui a accepté de tester pour nous le vel’oh! Et il n’est pas au bout de ses surprises. Avant même de pouvoir poser un pied sur une pédale, il se retrouve confronté au point d’attache qui verrouille et déverrouille le vélo. Il tire, il pousse, retourne à la borne, recommence, change de vélo, mais rien n’y fait. Il faudra encore quelques minutes pour enfin déverrouiller un deux-roues.

«Tout au début, il m’est aussi arrivée d’avoir du mal à sortir le vélo du point d’attache.» avoue Sam Tanson «Mais c’est une simple question d’habitude.»

Une fois en selle, Benoît Joachim fonce faire le tour du quartier. Quelques coups de pédales plus tard le verdict est sans appel.

«Le vélo est assez fonctionnel et dans un bon état. Par contre il n’y a pas assez de vitesses, même si ce vélo n’a bien évidemment pas été conçu pour faire 20 kilomètres. Mais les montées sont quand même difficiles car le vélo en lui-même est déjà trop lourd de par son poids. Je ne pense pas que ce soit le modèle idéal pour une ville comme Luxembourg. On n’est malheureusement pas dans une ville plate. Je pense qu’un vélo électrique serait idéal.»

Et il ne croit pas si bien dire. Prochainement vous pourrez peut-être découvrir une toute nouvelle gamme de vélos dans la capitale.

«A la fin de l’année le contrat du service vel’oh! arrivera à terme. Nous allons donc faire un appel d’offre et d’ici là on réfléchit à un nouveau cahier des charges. On est, entre autres, très intéressé par un système de vélos électriques. On se pose également la question de savoir si les futurs vélos seront équipés de plus de vitesses afin de réduire l’effort physique. Pour l’instant le vel’oh! n’en a que trois.» dévoile Sam Tanson.

Author: Philippe Reuter

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